Charles Soillot

 

 

 

Charles Soillot est né en 1434. Il s'agissait de ce que l'on appelait à l'époque un enfant bien né. En effet, fils (et frère) de fonctionnaires ducaux, il eut pour parrain Charles, le fils de Philippe le Bon, Comte de Charolais et futur Charles le Téméraire.

 

Il grandit ainsi à la cour et servit plusieurs "grands" : Philippe le Bon bien sûr ainsi que Charles le Téméraire, mais également Marie de Bourgogne ou encore Maximilien d'Autriche.

 

A 28 ans, c'est-à-dire en 1462, il entreprend une œuvre dédiée à son parrain : le Débat de félicité. Il s'agit d'un dialogue en prose et en vers, allégorique, dont les personnages portent les noms de Noblesse, Église, ou Félicité. Ils comparaissent devant la Cour des Sciences. Soillot entend ainsi démontrer que le bonheur ne se trouve pas en soi mais au ciel. Il remania le texte après la mort de Charles le Téméraire, en 1477, et en fit don à Louis de Bruges et à Philippe de Croÿ, premier chambellan du duc Maximilien.

 

En 1468, il dédie à son parrain la traduction du fameux Hieron de Xenophon. Il s'agit d'un traité sur la tyrannie. Il s'appuie sur la traduction latine de Leonardo Bruni. Il participe alors au mouvement de vulgarisation d'œuvres grecques.

 

On notera également l'écriture d'une prière mariale, Les sept Joyes nostre Dame.

 

 

 

 

 


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Débat de félicité ; Définition de l'honneur Charles Soillot.
Valenciennes - BM - inc. 034
base Enluminures
Institut de recherche et d'histoire des textes - CNRS
Ministère de la culture

 

 

 

 

Enluminure de la traduction du Hiéron ou de la Tyrannie de Xenophon par Charles Soillot.
Bibliothèque Royale de Belgique.
Antiquariat Heribert Tenschert (Rotthalmünster)
Leuchtendes Mittelalter III, 1991, n° 12
Acquisition 1993

 

 

 

 

 

Charles le Téméraire, comte de Charolais, futur duc de Bourgogne, derrière son père Philippe le Bon.
Dessin du recueil d'Arras (XIVe-XVIe s) attribué (sans certitude) à Jacques Le Boucq.